Notre Opinion

Perspectives macroéconomiques

janvier 2022

Si l’on regarde l’année écoulée, une conclusion s’impose : 2021 restera dans l’histoire comme une année boursière au cours de laquelle les indices ont très bien performé alors qu’il y a eu de nombreux changements de tendance sous-jacente tout au long de l’année. Pour 2022, nous prévoyons que la hausse de l’inflation entraînera des hausses de taux d’intérêt, en particulier aux États-Unis. En Europe, la BCE restera probablement encore dans l’expectative cette année.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

14 janvier 2022

Les marchés financiers ont connu un choc en début de semaine suite à une Fed plus belliciste, signalant maintenant une hausse des taux déjà en mars lorsque la réduction des achats d’actifs sera terminée.

Les rendements obligataires américains à 10 ans ont continué d’augmenter à 1,8 % et les marchés boursiers ont plongé. Les marchés monétaires évaluent désormais à près de 100 % la probabilité de quatre hausses de la Fed cette année. Le calme a cependant été rétabli en milieu de semaine après que le gouverneur de la Fed, Jerome Powell, a affirmé que la Fed serait en mesure de maîtriser l’inflation et que cela pourrait se produire sans trop de dommages pour l’économie. L’inflation américaine a atteint en décembre un nouveau sommet à 7,0% a/a, le plus haut niveau depuis juin 1982. Même si l’augmentation était conforme au consensus, l’inflation sous-jacente a légèrement surpris à la hausse. La réaction modérée du marché à ce chiffre suggérerait qu’une inflation élevée est dans une large mesure déjà attendue par le marché. L’inflation devrait rester élevée pour toute l’année, et avec un marché du travail américain le plus tendu depuis des décennies, la Fed doit agir pour contenir l’inflation. En fin de semaine, les actions ont de nouveau plongé en réponse aux commentaires bellicistes d’un plus grand nombre de membres de la Fed. Omicron continue de générer de grandes vagues de contaminations dans le monde entier. Mais il y a l’espoir qu’Omicron ne submergera pas les hôpitaux et pourrait marquer la fin de la pandémie telle que nous la connaissons. Bien sûr, le risque de nouvelles mutations plane toujours.

Les marchés boursiers clôturent la semaine en baisse, l’indice MSCI World a reculé de -0,88% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

07 janvier 2022

Le principal moteur du marché la semaine dernière a été le compte rendu du FOMC de décembre. Le procès-verbal indiquait que la Fed pourrait déjà augmenter ses taux en mars dès la fin du “tapering” (réduction de ses achats d’actifs), ce qui ouvre alors la porte à un total de quatre hausses de taux pour 2022.

La Fed a également laissé entendre que le “resserrement quantitatif” pourrait déjà commencer au cours du second semestre de l’année. Les rendements des obligations d’État américaines à 10 ans ont franchi le niveau des 1,70% (clôture à 1.7620%) et les marchés boursiers ont été durement touchés, après avoir débuté la semaine sur les chapeaux de roue. Les préoccupations concernant le variant omicron restent bien présentes. Des études soutiennent l’hypothèse que l’omicron est plus “doux” et les investisseurs adhèrent au récit. Pourtant, le risque est qu’il y ait tellement de nouveaux cas que les gouvernements doivent mettre en place des restrictions plus strictes. Les grosses vagues signifient que la consommation de biens devrait rester élevée, tandis que le côté production de l’économie continuera de lutter en raison d’une main-d’œuvre encore plus faible, de plus de jours de maladie et de la politique toujours stricte de zéro COVID. La Chine a mis en place un verrouillage partiel à Ningbo affectant les opérations dans le plus grand port du monde. Il est donc peu probable que les goulots d’étranglement s’atténuent à court terme (et pourraient même s’aggraver), ce qui signifie également une pression inflationniste plus élevée, toutes choses égales par ailleurs.

Les marchés boursiers clôturent la semaine en baisse, l’indice MSCI World a reculé de -1,45% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

31 décembre 2021

La dernière semaine boursière de l’année fut relativement calme avec nombre de marchés partiellement fermés et de faibles volumes d’échange.

Même si le nombre de contaminations au variant omicron ne cesse de progresser, il semble que les cas sévères soient nettement moins nombreux qu’attendus, ce qui devrait éviter de nouvelles mesures de restriction néfastes pour la croissance économique. A l’heure des bilans, 2021 fut une année faste pour les bourses mondiales, soutenues par de solides bénéfices des entreprises, par de généreuses mesures de relance des gouvernements et par le soutien inconditionnel des banques centrales. Ce soutien pourrait néanmoins s’estomper au cours de l’année à venir, des hausses de taux devraient déjà se profiler du côté US, probablement plus tardivement en Europe. Du côté des taux, le 10 ans US était en légère progression pour sa dernière semaine de l’année, passant de 1,4927% à 1,5101% après avoir tutoyer les 1,55% en cours de semaine.

Les marchés boursiers clôturent l’année sur une semaine en hausse, l’indice MSCI World a progressé de 0,42% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

24 décembre 2021

Le sentiment de risque s’est fortement amélioré. Les marchés se sont dirigés vers Noël dans un esprit positif après que des études aient donné des signaux encourageants selon lesquels l’omicron pourrait être moins dangereux que le variant delta.

Un variant plus infectieux mais moins dangereux a le potentiel de mettre un terme plus rapidement à la pandémie, car l’immunité collective pourrait être atteinte plus largement sans submerger les systèmes hospitaliers. Du point de vue de l’économie, un scénario comme celui-ci impliquerait un besoin moindre de restrictions sévères et une activité économique plus normale conduisant à un éventuel assouplissement des goulets d’étranglement du côté de l’offre ainsi qu’à une normalisation des modes de consommation. Toujours concernant le COVID-19, les États-Unis ont approuvé le médicament de Pfizer comme premier traitement oral et à domicile pour les personnes de plus de 12 ans. Les nouveaux cas d’infection continuent néanmoins d’augmenter en Europe. Au Royaume-Uni, le cap des 100 000 nouveaux cas quotidiens a été franchi. Dans ce contexte les rendements des obligations européennes ont connu une modeste hausse hebdomadaire. Aux US, le taux 10 ans a gagné une petite dizaine de ponts de base, clôturant la semaine juste sous le seuil de 1.50%. Les actions sont reparties de l’avant, technologie et immobilier en tête.

Les marchés boursiers clôturent la semaine en hausse, l’indice MSCI World a progressé de 1,66% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

17 décembre 2021

Les banques centrales étaient à l’honneur cette semaine. La Réserve fédérale américaine a aligné davantage ses prévisions sur ce que les marchés attendaient déjà, signalant la fin des achats d’assouplissement quantitatif déjà en mars et pointant vers trois hausses de taux en 2022.

J. Powell a souligné que les conditions tendues du marché du travail justifient un resserrement même si certaines des pressions inflationnistes s’atténueront l’année prochaine. Le message de la BCE était plus mitigé, mais toujours du côté belliciste des attentes. Les achats nets de PEPP se termineront d’ici mars et les achats d’APP seront temporairement augmentés à 40 Md€/mois au T2 et 30 Md€/mois au T3 afin de lisser la fin du PEPP. Le marché continue d’estimer la première hausse de 10 pb au plus tôt en décembre 2022. La BCE a clairement relevé ses prévisions d’inflation, même si elle voit toujours l’inflation tomber en dessous de son objectif, à 1,8 % en 2023-2024. La Banque d’Angleterre a livré peut-être la surprise la plus belliciste de la semaine, augmentant ses taux de 15 pb alors que les pressions inflationnistes ont continué d’augmenter et que le variant Omicron ne cesse de progresser. La confiance des consommateurs de la zone euro pourrait chuter par rapport aux niveaux élevés actuels à cause d’Omicron. L’IPCH de décembre de la zone euro devrait légèrement baisser par rapport au sommet de novembre, tant en termes d’inflation globale que d’inflation sous-jacente. Dans ce contexte d’incertitude, les actions se sont repliées, les investisseurs privilégiant les obligations. Les taux US à 10 ans sont passés de 1.4837% à 1.4021% sur l’ensemble de la semaine.

Les marchés boursiers clôturent la semaine en baisse, l’indice MSCI World a reculé de -1,24% en euro.

Perspectives macroéconomiques

décembre 2021

La volatilité des marchés a considérablement augmenté ces dernières semaines, les indices boursiers mondiaux perdant environ 5 à 6 %. Nous voyons deux principales raisons à cela. D’une part, le nouveau variant Omicron alimente les craintes d’une nouvelle flambée de la pandémie, d’autre part, l’inflation atteint actuellement des niveaux record aux États-Unis et en Europe. Le risque n’est pas négligeable que les banques centrales soient en conséquence enclines à durcir leur politique monétaire.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

10 décembre 2021

L’inquiétude concernant le variant omicron s’est atténuée au cours de la semaine dernière, car les vaccins ont été jugés efficaces contre ce variant grâce à l’injection d’une dose de rappel.

La nouvelle a stimulé le sentiment de risque au cours de la semaine dernière avec un rebond des marchés actions ainsi que des rendements, où les bons du Trésor à 10 ans sont passés en semaine au-dessus de 1,50%, et les Bunds ont testé -30 pb. Dans le même temps l’écart entre les rendements italiens et allemands s’est creusé en prévision d’un resserrement de la politique monétaire dans la zone euro. La réunion de la Fed la semaine prochaine est susceptible de confirmer le message plus belliciste de Powell selon lequel l’inflation est plus permanente et donc que la politique monétaire devra peut-être être normalisée plus rapidement qu’on ne le pensait auparavant. La publication des chiffres du chômage US a montré des demandes de chômage atteignant leur niveau le plus bas depuis 1969 ainsi qu’un marché du travail américain très serré. Sur une autre note positive, la population active a augmenté de près de 600k, ce qui est très important pour éviter la nécessité d’un resserrement prématuré de la Fed si les salaires devaient rapidement augmenter. La BCE devra communiquer sur les perspectives d’inflation. Nous nous attendons à une révision à la hausse marquée des perspectives d’inflation à court terme, mais avec une inflation IPCH revenant en dessous de 2% en 2023 et 2024, soutenant la communication de la BCE d’une approche patiente en ce qui concerne les hausses de taux.

Les marchés boursiers clôturent la semaine en hausse, l’indice MSCI World a augmenté de 3,09% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

3 décembre 2021

La volatilité a repris sur les marchés alors que Jerome Powell de la Fed a pris une tournure belliciste et que le nouveau variant Omicron a apporté une nouvelle incertitude sur la croissance ainsi qu’aux perspectives d’inflation.

L’indice VIX a atteint son plus haut niveau en 10 mois et les rendements allemands à 10 ans ont chuté à -0,35%, leur plus bas niveau en deux mois. Le facteur commun sur les marchés semble également être une réduction des positions à l’approche de la fin de l’année pour les protéger au milieu d’une incertitude croissante. Les prix du pétrole ont fortement chuté à un peu moins de 70 USD le baril en raison des inquiétudes concernant la diminution des déplacements en hiver au milieu d’une nouvelle vague de covid et des possibles restrictions. Le président de la Fed, Jerome Powell, a signalé la semaine passée un mouvement plus rapide vers la sortie en déclarant qu’il était temps de “retirer” le mot transitoire à l’inflation et que la Fed peut envisager de mettre fin à son programme de rachat d’obligations quelques mois” plus tôt. Cela ouvre la voie à une décision plus précoce de hausse des taux. Le nouveau variant Omicron originaire d’Afrique du Sud a plus de 30 mutations, ce qui pourrait rendre les vaccins moins efficaces et les premières indications suggèrent qu’il est plus contagieux. L’Europe continue d’être l’épicentre et les nouvelles infections continuent d’augmenter. Face à ce regain d’incertitude liée à la pandémie, les marchés d’actions continuent d’accuser le coup.

Les marchés boursiers clôturent la semaine en territoire négatif, l’indice MSCI World a chuté de -1,11% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

26 novembre 2021

Les marchés ont largement reflété les bonnes nouvelles macroéconomiques la semaine passée jusqu’à ce que l’effroi d’un nouveau variant du COVID-19 originaire d’Afrique du Sud n’affecte le sentiment de risque.

L’USD a continué de se renforcer sur fond de données américaines solides et de la reconduction de Jerome Powell au poste de président de la Fed. Dans le même temps, les restrictions liées au COVID pèsent sur l’EUR. Les rendements ont légèrement augmenté au cours de la semaine en raison de la réaccélération de l’activité économique et des commentaires bellicistes des membres du conseil des gouverneurs de la BCE avant de chuter en fin de semaine, suite aux nouvelles du nouveau variant. Le taux 10 ans des bons du Trésor américain a grimpé à plus de 1,66% en semaine avant de refluer en-dessous de 1,50% à 1,4731% exactement. Ce fut une semaine de montagnes russes pour les actions avec des indices mondiaux en baisse dans tous les domaines sur les craintes de COVID. L’indice VIX est remonté à son plus haut depuis début octobre. L’économie européenne se porte néanmoins mieux que prévu, les PMI de la zone euro de novembre étant surprenants à la hausse.Les chiffres de l’Ifo allemand indiquent cependant un ralentissement dans les mois à venir, en particulier dans le secteur des services, car de nouvelles restrictions se profilent, la confiance des consommateurs diminue en Allemagne et dans la zone euro, et une inflation élevée érode le pouvoir d’achat. Les restrictions liées au COVID se répandent dans toute l’Europe alors que le nombre de cas ne cesse d’augmenter dans de nombreux endroits. Cela ne manquera pas de peser sur l’économie des services.

Les marchés boursiers clôturent la semaine en territoire négatif, l’indice MSCI World a chuté de -2,70% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

19 novembre 2021

Les marchés d’actions ont maintenu un bon état d’esprit cette semaine, soutenus par des preuves que la consommation mondiale résiste bien.

Les ventes au détail chinoises ont surpris à la hausse ce lundi avec une croissance annuelle de 4,9% (contre 3,7%). Après une série de chiffres pires que prévu, cela a soulagé les investisseurs. Mardi, la publication des ventes au détail (nominales) aux États-Unis a montré une augmentation de 1,7% en octobre et même en tenant compte d’une certaine augmentation des prix, cela a été une surprise. Dans l’ensemble, la résilience de la consommation de biens n’implique aucun soulagement à court terme pour les goulets d’étranglement de la chaîne d’approvisionnement mondiale (délais de livraison plus longs et taux de fret élevés), alors qu’elle soulage les craintes d’un ralentissement de la croissance mondiale. Les anticipations d’une divergence croissante des politiques monétaires entre la Réserve fédérale et la BCE ont stimulé les marchés cette semaine. Les marchés des taux ont repoussé les attentes de la première hausse des taux de la BCE de 2022 à 2023 après que l’annonce qu’il était très peu probable que les conditions d’augmentation des taux l’année prochaine soient remplies. Les anticipations d’inflation à long terme basées sur le marché se sont stabilisées juste en dessous de 2 % dans la zone euro et dans une fourchette de 2,5 à 2,6 % aux États-Unis. Sur le front de la pandémie, l’annonce d’un confinement en Autriche a pesé sur les marchés européens en fin de semaine.

Les marchés boursiers ont quand même clôturé la semaine en hausse, l’indice MSCI World a progressé de +1,03% en euro.

Perspectives macroéconomiques

novembre 2021

Si nous avons préféré rester prudents le mois passé, nous pouvons maintenant le confirmer définitivement : les entreprises américaines, mais aussi européennes, ont enregistré de très bonnes performances au cours du troisième trimestre. Ces fortes performances sont d’autant plus frappantes que les données macro-économiques mondiales ont été moins bonnes qu’espéré.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

12 novembre 2021

Après une rafale de réunions des banques centrales et le bon rapport sur l’emploi américain la semaine dernière, les marchés se sont quelque peu calmés en début de semaine.

Cependant, une forte surprise à la hausse de l’inflation aux États-Unis en octobre (6,2 %, niveau le plus élevé depuis 1990) a renversé la vapeur, soulignant le risque que l’inflation soit plus persistante que prévu par la Réserve fédérale et augmentant ainsi la probabilité d’un resserrement plus rapide de la politique monétaire. La réaction du marché a été claire avec un bond des rendements obligataires mondiaux et la liquidation des actions. Les marchés ont désormais intégré trois hausses de 25 pb de la Fed en 2022, ce qui a poussé le dollar à se renforcer. Le taux 10 ans des bons du Trésor américain est largement repassé au-dessus de 1,5% clôturant la semaine à un niveau de 1,5613%. Des retombées ont également été observées sur les marchés obligataires européens, avec des rendements plus élevés et un élargissement des écarts entre les obligations d’État du cœur de l’UE et de la périphérie. Le pétrole américain est repassé au-dessus de 85 USD le baril après que l’administration américaine a signalé qu’elle s’abstiendrait de libérer des réserves stratégiques sur le marché.

Les marchés boursiers ont quand même clôturé la semaine en hausse, l’indice MSCI World a progressé de +0,73% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

5 novembre 2021

La semaine dernière a permis de clarifier la pensée des banques centrales au milieu des craintes croissantes de stagflation dans le monde, et le message général était au moins quelque peu du côté accommodant.

Les craintes inflationnistes du marché semblent s’être légèrement atténuées, avec des taux d’anticipation d’inflation à 5 ans inférieurs à 1,9% en Europe et 2,5% aux États-Unis, soutenant le camp transitoire de la discussion sur l’inflation. La Fed a annoncé la réduction très attendue de son programme d’achats d’actifs, avec un rythme de 15 milliards de dollars par mois à partir de la mi-novembre, indiquant une fin des achats d’ici juin prochain. Powell semblait généralement accommodant tout en reconnaissant les risques accrus à la hausse pour l’inflation. Les données macroéconomiques américaines ont également surpris à la hausse avec une croissance de la masse salariale en octobre et des révisions à la hausse par rapport aux mois précédents. Cependant, l’emploi est toujours inférieur aux niveaux d’avant COVID. La Banque d’Angleterre s’est abstenue de relever ses taux cette semaine, bien qu’elle signale toujours que les hausses de taux interviendront à un stade ultérieur. La Banque de réserve d’Australie a également maintenu une vision conciliante. Dans ce contexte les taux se sont repliés, les bons du Trésor américain passant de 1.5521% à 1.4513% en fin de semaine, et les marchés actions ont continué leur marche en avant.

Les marchés boursiers ont clôturé la semaine en hausse, l’indice MSCI World a progressé de +1.99% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

29 octobre 2021

Malgré une dynamique de croissance plus faible, les banques centrales du monde entier semblent choisir de resserrer leur politique monétaire le plus tôt possible.

Comme largement attendu, la réunion de la BCE de jeudi n’a débouché sur aucune nouvelle décision. Nous ne nous attendons cependant pas à ce que la BCE relève ses taux dans un avenir prévisible vu son discours d’inflation transitoire. Cependant, si l’inflation s’avérait plus persistante, les commentaires de jeudi laissent définitivement plus de place à la BCE pour devenir belliciste. Les marchés d’actions ont continué à tenir bon cette semaine malgré les craintes de stagflation soutenues par des données macroéconomiques plus décevantes. L’Ifo allemand est tombé à un plus bas de 6 mois, l’inflation allemande est passée à 4,6% en octobre contre 4,1% en septembre et la croissance du PIB américain au T3 a également été plus faible que prévu. Les anticipations d’inflation basées sur le marché se sont stabilisées cette semaine malgré des prix élevés et soutenus du pétrole et du gaz. La crise énergétique actuelle frappe les marchés émergents à un moment difficile, fragilisant davantage les vulnérabilités externes des importateurs nets. Du côté des taux, les bons du Trésor américain se sont légèrement repliés, passant de 1,6324% à 1.5521% en fin de semaine.

Les marchés boursiers ont clôturé la semaine en hausse, l’indice MSCI World a progressé de +1.41% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

22 octobre 2021

Les marchés sont restés en mode risque avec des actions en hausse et des bons du Trésor américain à 10 ans de retour à des niveaux de mai, proches de 1,70%.

La demande de protection contre l’inflation reste forte et le taux d’inflation break-even américain est désormais proche d’un sommet historique de 3 %. Les prix du pétrole et du gaz sont restés globalement inchangés mais restent toujours à des niveaux élevés. Les prix élevés de l’énergie affectent également les prix des métaux. Les métaux raffinés sont à des niveaux très élevés dans un contexte de pénuries de production. En zone Euro, l’indice PMI a déçu par le ralentissement significatif du secteur des services, ce qui a amené le PMI composite à un plus bas sur six mois à 54,3 en octobre contre 56,2 en septembre. En revanche, l’activité manufacturière est restée solide, tandis que les prix à la production ont accéléré au rythme le plus élevé jamais enregistré. En Chine, un accord pour Evergrande visant à vendre une participation de 51% de sa gestion immobilière n’a pas abouti et Pékin devrait dans ce contexte bientôt prendre des mesures plus concrètes pour soutenir les marchés du crédit au sens large. Le risque lié à la pandémie est passé au second plan ces dernières semaines, éclipsé par le risque inflationniste. Le risque d’arrivée d’une possible 4e vague pourrait prochainement rappeler le Covid au bon souvenir des investisseurs. Les bons du Trésor américain à 10 ans, après avoir testé en semaine les 1.7011%, ont clôturé la semaine à 1,6324%.

Les marchés boursiers ont clôturé la semaine en hausse, l’indice MSCI World a progressé de 0,99% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

15 octobre 2021

La crise énergétique continue de s’aggraver, faisant monter les anticipations d’inflation et provoquant une réaction politique.

Les prix du pétrole ont continué de grimper au-dessus de 84 USD le baril, et les pénuries de gaz ont continué de se répercuter sur les marchés pétroliers. Alors que les prix du gaz naturel en Europe ont légèrement reculé par rapport au pic de la semaine dernière, ils restent quatre fois supérieurs aux niveaux d’avant la crise. Bien que la flambée des prix de l’énergie n’ait pas encore alimenté une inflation plus large, les marchés continuent d’intégrer une inflation plus élevée dans la zone euro d’ici 5 à 10 ans, à ses plus hauts niveaux depuis 2014. Aux États-Unis, l’inflation globale a augmenté plus rapidement que prévu en septembre, tandis que l’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) n’a enregistré que des hausses modestes. L’envolée des anticipations d’inflation a également suscité des anticipations de resserrement anticipé de la politique monétaire mondiale. Le compte rendu de la réunion de septembre de la Fed a montré qu’il existe un large consensus au sein du comité politique pour commencer le tapering (ralentissement) en novembre ou décembre. Pendant ce temps, l’économie mondiale montre des signes de ralentissement. Malgré la hausse des prix de l’énergie et l’affaiblissement de la dynamique économique, le sentiment mondial de risque a relativement bien résisté. Les bons du Trésor américain à 10 ans ont clôturé la semaine à 1,57%, se tassant après une semaine de forte hausse.

Les marchés boursiers ont clôturé la semaine en hausse, l’indice MSCI World a progressé de 1,89% en euro.

Perspectives macroéconomiques

octobre 2021

Vous n’avez certainement pas pu l’ignorer ces dernières semaines : la forte hausse des prix de l’énergie a provoqué des agitations un peu partout dans le monde et alimente désormais également les craintes d’une augmentation forte et durable de l’inflation. A court terme, ces craintes sont bien sûr justifiées, mais à moyen terme, il reste à savoir si cette inflation croissante s’avérera réellement structurelle. Entre-temps, les taux d’intérêt à long terme – certainement aux États-Unis – ont repris leur tendance à la hausse.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

8 octobre 2021

La semaine dernière a apporté de nouveaux signes indiquant que nous pourrions nous diriger vers un environnement stagflationniste avec un affaiblissement de l’activité économique dans un contexte de pressions inflationnistes plus persistantes.

Les prix européens du gaz ont encore augmenté cette semaine, atteignant six fois le niveau normal. Le pétrole a également augmenté pour dépasser les 80 USD le baril. Si ces pressions persistent, l’inflation pourrait rester à des niveaux élevés au cours de l’hiver et continuer à éroder le pouvoir d’achat des consommateurs. Les pénuries de main-d’œuvre restent également un problème. En Asie, le retour des milliers de travailleurs migrants dans leur village aggrave les goulots d’étranglement de la production. Et au Royaume-Uni, le manque de chauffeurs routiers a entraîné de graves pénuries de nombreux produits, particulièrement de l’essence. Côté activité, les données allemandes sur les commandes et la production industrielle ont déçu cette semaine. Sur une note plus positive, l’indice ISM manufacturier américain a augmenté en septembre et se situe toujours à un niveau élevé. Après la chute du sentiment de risque la semaine dernière, les marchés se sont quelque peu stabilisés cette semaine. Des nouvelles positives sur le plafond de la dette américaine ont soutenu le sentiment. Les bons du Trésor américain à 10 ans ont clôturé la semaine à 1,61%, un plus haut depuis début juin. La crise d’Evergrande s’est également quelque peu calmée, bien que le problème sous-jacent ne soit pas résolu.

Les marchés boursiers ont clôturé la semaine en hausse, l’indice MSCI World a progressé de 0,92% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

1 octobre 2021

Le sentiment du marché est passé en mode risque cette semaine. Les marchés actions ont baissé, les spreads de crédit se sont élargis et l’indice de volatilité VIX a bondi suite aux commentaires bellicistes de la Réserve fédérale et une perspective d’inflation en hausse.

La crise énergétique croissante en Europe a également contribué à détériorer le sentiment de risque. Alors que le marché s’était dernièrement principalement focalisé sur la hausse des prix du gaz et de l’électricité, l’attention s’est déplacée cette semaine sur le marché pétrolier. Le brut Brent a atteint son niveau le plus élevé depuis près de trois ans. Les anticipations d’inflation ont également augmenté. L’inflation allemande a grimpé à 4,1%, au plus haut depuis 1993. Malgré les inquiétudes croissantes du marché concernant la « stagflation », les présidents des principales banques centrales ont tous répété que les taux d’inflation élevés actuels seront temporaires. Cela dit, les banques centrales mondiales ont entamé leur marche (prudente) vers une normalisation de la politique post-covid, avec la Fed et la Banque d’Angleterre en tête. Les marchés pensent de plus en plus que la BCE finira par emboîter le pas avec une première hausse des taux désormais prévue pour le deuxième trimestre 2023. Les bons du Trésor américain à 10 ans ont franchi en semaine le seuil de 1,5%, avant de redescendre à 1,46% en fin de semaine.

Les marchés boursiers ont clôturé la semaine en baisse, l’indice MSCI World a reculé de -1,55% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

24 septembre 2021

Le sentiment du marché a fortement rebondi la semaine dernière, alors que le sort d’Evergrande, deuxième promoteur immobilier chinois et actuellement dans l’incapacité de faire face à son endettement colossal, reste très incertain.

Le gouvernement central chinois pourrait laisser tomber Evergrande, mais il est probable qu’il tentera de circonscrire les effets sur le secteur financier du pays afin d’éviter une crise plus large. De plus, seuls 19 milliards de dollars de la dette totale d’Evergrande de 300 milliards de dollars sont libellés en dollars, de sorte que l’effet direct sur le reste du monde d’une éventuelle faillite devrait rester limité. La Fed a adopté une position relativement agressive lors de sa réunion de septembre. Bien qu’aucune décision n’ait été prise, J. Powell a fortement sous-entendu que la Fed commencera très probablement à réduire son programme de rachats d’actifs en novembre et conclura le processus d’ici la mi-2022. L’estimation médiane de la Fed a vu l’inflation sous-jacente dépasser les 2% jusqu’en 2024, mais Powell a fait valoir que les pressions inflationnistes actuelles reflétaient encore principalement des facteurs transitoires. Le taux 10 ans US ne cesse de progresser, passant de 1.3616% à 1.4509%. Sur le front des données américaines, les données de consommation privée, publiées vendredi, devraient indiquer si la consommation américaine de biens reste élevée, ce qui pourrait encore accentuer l’inflation.

Les marchés boursiers ont clôturé la semaine en légère hausse, l’indice MSCI World a progressé de 0,43% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

17 septembre 2021

La semaine a été assez calme sur les marchés financiers sur fond de possible faillite d’un géant chinois et de résurgence de l’inflation.

La “stagflation” est devenue un sujet brûlant parmi les économistes et les investisseurs en raison d’une combinaison de signaux clairs de ralentissement mondial et de goulots d’étranglement/pénuries de main-d’œuvre généralisés. Les défis avec le variant delta au cours de l’hiver pourraient prolonger les problèmes de fret et entraver davantage l’offre de main-d’œuvre qui pourrait conduire à une hausse des pressions salariales à des niveaux jamais vus depuis longtemps et une nouvelle augmentation des anticipations d’inflation. Si un tel scénario devait se réaliser, les banques centrales (en particulier la Fed) sont susceptibles de resserrer leur politique malgré des économies plus faibles. Le taux 10 ans US est reparti à la hausse, de 1.3411% à 1.3616% sur la semaine. Les marchés sont également restés suspendus aux possibles déboires d’Evergrande. Le deuxième groupe immobilier chinois fait face à un défaut de paiement sur une grande partie de sa dette. Le marché boursier chinois a été durement touché, mais jusqu’à présent, le stress financier en Chine ne s’est pas propagé aux marchés développés. Cela pourrait néanmoins rapidement changer si les choses devaient empirer.

Les marchés boursiers ont clôturé la semaine en très légère hausse, l’indice MSCI World a progressé de 0,02% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

10 septembre 2021

La semaine a été assez calme sur les marchés financiers avec des actions en légère baisse, des rendements obligataires stables sur la semaine et un dollar en légère hausse.

Suite aux communications de la Fed, la réunion de la BCE était très attendue et s’est avérée être un non-événement. La BCE a globalement répondu aux attentes du consensus en signalant une réduction modérée des achats d’actifs. La projection d’inflation a été légèrement révisée à la hausse, mais avec une inflation sous-jacente en 2023 vue à 1,5% (auparavant 1,4%), il y a encore du chemin jusqu’aux 2% à moyen terme. La décision de la Fed de réduire progressivement ses achats d’actifs se profile toujours, mais le calendrier a été plongé dans une nouvelle incertitude après le faible rapport la semaine dernière sur l’emploi américain. Les données économiques sont de plus en plus décevantes tandis que les inquiétudes relatives à l’inflation persistent, les pénuries de main-d’œuvre sont généralisées dans de nombreux pays et les goulots d’étranglement dans la fabrication et les ports retardent la livraison des biens de consommation. De quoi raviver les craintes de stagflation (faible croissance et forte inflation). L’indice allemand des attentes ZEW a affiché une nouvelle baisse, soulignant que le sentiment économique est en train de baisser par rapport aux récents niveaux élevés. En Chine, les dirigeants ont tenté de calmer les craintes concernant la récente répression dans certains secteurs.

Les marchés boursiers ont clôturé la semaine en baisse, l’indice MSCI World a régressé de -0,92% en euro.

Perspectives macroéconomiques

septembre 2021

Les marchés boursiers mondiaux continuent de bien performer, mais cette tendance globale positive masque des différences importantes entre secteurs et facteurs sous-jacents. Après le rallye des 15 derniers mois, nous voyons aujourd’hui de plus en plus de rapports financiers indiquant qu’une correction sérieuse pourrait être imminente. Des éléments imprévus peuvent bien sûr survenir et des prises de bénéfices sont toujours possibles, mais sur base des informations d’aujourd’hui nous ne nous attendons pas à un autre crash.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

3 septembre 2021

La dynamique macroéconomique mondiale est en train de ralentir. Les PMI d’août ont été plus faibles que prévu en Chine et montrent une contraction tant dans le secteur manufacturier que dans celui des services. C’est un signe clair que l’économie chinoise ralentit rapidement et que le pic mondial de fabrication est derrière nous.

Malgré l’affaiblissement de la dynamique macroéconomique, l’humeur des marchés est restée positive. Cependant, l’appétit pour le risque des investisseurs pourrait être de plus en plus mis à l’épreuve dans les semaines à venir alors que le nombre de mauvaises surprises macroéconomiques s’accumule. Un facteur important de la complaisance a été le discours conciliant du président de la Fed, J. Powell au Symposium de Jackson Hole, où il a évité de fournir des détails sur les plans de réduction de la Fed, mais annoncé que les conditions seront probablement remplies cette année. Alors que les marchés s’attendent largement à ce que la Fed annonce un plan de réduction en 2021, la principale question est le début exact de la réduction et surtout la vitesse à laquelle la Fed va diminuer. En Europe, les marchés se sont concentrés sur les prochaines élections en Allemagne et sur la hausse de l’inflation de la zone euro, à un sommet depuis 10 ans à 3,0% en août, principalement due à la hausse des coûts de l’énergie. Ce dépassement du nouvel objectif d’inflation symétrique de 2% de la BCE devrait inciter cette même BCE à annoncer prochainement un ralentissement de son programme d’achat d’obligations.

Les marchés boursiers ont clôturé la semaine en légère hausse, l’indice MSCI World a progressé de 0,21% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

27 août 2021

Les marchés se sont repliés dans l’attente d’une annonce de la Fed sur un possible ralentissement de son programme de rachat d’actifs avant de se redresser en fin de semaine.

Le risque est revenu sur les marchés cette semaine avec des marchés très volatiles avant Jackson Hole. Les rendements des bons du Trésor américain à 10 ans ont augmenté pour retrouver les niveaux d’il y a deux semaines (taux US 10 ans au-delà de 1.30%). D’autres hausses sont à prévoir car il est très probable que la Fed annonce une réduction de son programme d’assouplissement quantitatif lors de sa réunion de septembre. Les métaux industriels et le pétrole ont augmenté au cours de la semaine alors que les PMI ont montré que le secteur manufacturier européen continuait à plein régime et avait toujours un grand besoin d’approvisionnement. Mais certaines économies de la zone Euro, Allemagne en particulier où les niveaux de PMI sont en forte baisse pour un deuxième mois consécutif après un sommet de 10 ans en juin, montrent des signes de ralentissement. Rajoutons à cela les inquiétudes toujours bien présentes sur le front du COVID où l’efficacité des vaccins diminue considérablement après quelques mois. On pourrait assister à des épidémies plus importantes en Europe et aux États-Unis pendant les mois d’automne et d’hiver les plus froids et encore ralentir la croissance. En Chine, la croissance des bénéfices industriels a diminué pour un cinquième mois consécutif en juillet alors que l’économie ralentit.

Les marchés boursiers ont clôturé la semaine en hausse, l’indice MSCI World a progressé de 0,84% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

20 août 2021

Les craintes de croissance ont frappé les marchés financiers cette semaine avec une accélération de la volatilité des bourses mondiales, une baisse des rendements obligataires et des prix des matières premières et un renforcement de l’USD.

Pour les marchés financiers, la dynamique de l’activité et de l’inflation est ce qui compte le plus plutôt que le niveau. Et la dynamique s’essouffle tant pour l’activité économique que pour l’inflation. La détérioration des données chinoises et une forte baisse de la confiance des consommateurs américains pour le mois d’août ont alimenté les craintes que la croissance mondiale ne déçoive, et la propagation du variant delta pourrait créer de nouveaux vents contraires pour l’économie mondiale à l’approche de l’automne et de l’hiver, lorsque les températures vont chuter. En ce qui concerne l’inflation, une baisse récente des prix des matières premières devrait bientôt faire baisser l’inflation globale aux États-Unis et dans la zone euro. Le compte rendu de la Fed de juillet a aussi montré que la plupart des participants “ont jugé qu’il pourrait être approprié de commencer à réduire le rythme des achats d’actifs cette année”, ce qui a largement pesé sur les marchés financiers. La Fed a atteint son objectif d’inflation et s’attend à réaliser bientôt des “progrès substantiels” vers son objectif d’emploi. Les bourses ont tenté de rebondir en fin de semaine, surtout aux US, où les marchés ont été portés par les valeurs technologiques, sans toutefois pouvoir empêcher une semaine négative.

Les marchés boursiers ont clôturé la semaine en baisse, l’indice MSCI World a reculé de -0,44% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

13 août 2021

Les investisseurs semblent à nouveau se soucier de l’expansion du variant delta et de son impact sur la croissance mondiale.

Le variant Delta se répand rapidement dans la majeure partie de l’Asie, confrontée à une couverture vaccinale plus faible, et dans un certain nombre d’États américains du sud du pays. Au Japon, la situation devient incontrôlable. En Chine, malgré les tests de masse et les blocages régionaux, les nouvelles infections continuent d’augmenter. En Europe, les nouveaux cas baissent avec la poursuite des campagnes de vaccination. Cette semaine, les yeux étaient également tournés vers la Fed où plusieurs membres ont fait part de leur point de vue sur le prochain rétrécissement du programme d’assouplissement quantitatif. Malgré certaines divisions, il semble qu’un consensus se dégage pour commencer à diminuer plus tard cette année ou au début de l’année prochaine et que la première hausse des taux pourrait avoir lieu début 2023. Ces commentaires ont pesé sur les rendements US à 10 ans qui ont dépassé 1,30% pour la première fois depuis la mi-juillet, ce qui a soutenu l’USD (EUR/USD aux alentours de 1,17). Les pressions inflationnistes aux États-Unis se sont repliées en juillet, conformément au consensus du marché et de la Fed selon lequel la flambée actuelle de l’inflation est transitoire. Les prix des produits de base ont été mis sous pression car la résurgence du virus et les restrictions de voyage en Chine sont considérées comme une menace pour la demande globale. Les prix du pétrole ont néanmoins rebondi en fin de semaine. La publication de très solides bénéfices ont poussé les marchés vers de nouveaux records aux États-Unis.

Les marchés boursiers ont clôturé la semaine en hausse, l’indice MSCI World a progressé de 0,64% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

6 août 2021

De bonnes nouvelles macroéconomiques poussent les marchés à l’optimisme.

Les bourses européennes ont entamé positivement le mois d’août, optimistes quant au soutien des banques centrales et l’approbation prochaine du gigantesque plan d’infrastructures américain. Les publications de solides résultats d’entreprises et le rebond des bourses asiatiques ont également participé à la progression des indices, reléguant au second plan les craintes concernant la pression réglementaire en Chine et la propagation du variant Delta. Les bourses américaines ont débuté le mois sur une note négative, lestées par des chiffres manufacturiers décevants en provenance de Chine et une baisse des rendements obligataires, un signe que les investisseurs sont à la recherche des obligations et de leur statut de valeur refuge. Le taux 10 ans américain a chuté à 1.1722% en début de semaine, son plus bas niveau depuis le mois de février, avant de repartir à la hausse et de terminer la semaine à 1.2969%. Un haut dirigeant de la Fed a déclaré qu’une annonce de resserrement monétaire lors du symposium de Jackson Hole à la fin du mois était possible. De quoi faire douter les marchés. De bons chiffres du chômage US ainsi qu’un solide rapport pour l’emploi américain ont néanmoins permis aux marchés américains d’inscrire de nouveaux records, les investisseurs se focalisant sur les données macroéconomiques et ignorant les inquiétudes quant à l’impact du variant delta sur le reprise économique.

Les marchés boursiers ont clôturé la semaine en hausse, l’indice MSCI World a progressé de 1,80% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

30 juillet 2021

Le variant delta et les mesures des autorités chinoises inquiètent les marchés.

Les marchés asiatiques ont débuté la semaine en fort repli, pénalisés par les mesures des autorités de Pékin contre le secteur de la tech et le secteur du soutien scolaire, entrainant dans leur sillage les principales bourses mondiales. La progression constante du variant delta a aussi impacté les bourses mondiales, Japon en tête, inquiet d’une forte hausse des contaminations (record absolu de nouveaux cas quotidiens enregistré mardi dans la capitale). Même si de nouvelles mesures de confinement restent improbables dans les économies développées, l’incertitude persiste auprès des investisseurs quant à l’évolution de la pandémie dans certains pays et ses impacts sur l’économie. De bonnes publications de résultats d’entreprise ont permis néanmoins de tempérer le mouvement vendeur et même d’amorcer une tentative de rebond. Beaucoup d’entreprises ont en effet annoncé des résultats meilleurs qu’espéré. La Fed a annoncé voir des améliorations dans l’économie américaine vers ses objectifs de plein emploi et de stabilité des prix, ainsi que maintenir sa politique monétaire inchangée mais a apporté peu d’éléments aux investisseurs concernant la trajectoire future de sa politique monétaire. Le taux 10 ans américain a continué à se replier sur la semaine écoulée passant de 1.2763% à 1.2223%. Les marchés actions sont repartis en territoire négatif en fin de semaine, lestés par de nouvelles pertes sur les marchés asiatiques.

Les marchés boursiers ont clôturé la semaine en baisse, l’indice MSCI World a régressé de -0,90% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

23 juillet 2021

Le variant delta reste un point d’inquiétude pour les marchés.

Le variant delta continue de se propager au niveau mondial. Aux États-Unis, les nouveaux cas sont désormais trois fois plus élevés qu’au début du mois de juillet. Les hospitalisations y sont également en hausse alors que l’hésitation à la vaccination reste élevée, particulièrement dans certains États républicains plus durement touchés en ce moment. L’UE a désormais vacciné une part plus élevée de sa population que les États-Unis. Les éléments les plus intéressants à surveiller dans les pays à forte vaccination sont désormais les hospitalisations et les décès. Avec une meilleure protection des plus vulnérables, les nouvelles vagues devraient être beaucoup moins graves et de nouvelles restrictions en Europe ne devraient pas être nécessaires à l’automne. Ce qui n’a pas eu l’air de rassurer les marchés qui se sont fortement repliés en début de semaine. Toutes les bourses mondiales ont clôturé dans le rouge. La bourse américaine subissant même sa plus forte baisse en une séance depuis le mois d’octobre 2020. La suite de la semaine fut marquée par un rebond des marchés. Les investisseurs ont délaissé les mauvaises nouvelles liées à la reprise de l’épidémie et se sont concentrés sur les publications des résultats d’entreprises. L’engagement de la BCE de maintenir un soutien monétaire ainsi que de bons indicateurs macroéconomiques (croissance du secteur privé en zone euro au plus haut depuis 21 ans) ont alimenté le mouvement acheteur sur les marchés d’actions qui finalement terminent en hausse sur l’ensemble de la semaine. Au niveau des taux, le 10 ans américain s’est très légèrement replié sur la semaine écoulée passant de 1.2903% à 1.2763%.

Les marchés boursiers ont clôturé en hausse la semaine dernière, l’indice MSCI World a progressé de 2,00% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

16 juillet 2021

Les inquiétudes quant à la recrudescence du Covid ont pesé sur les marchés mondiaux.

Les cas mondiaux de contaminations sont à nouveau en augmentation. Aux États-Unis, les nouveaux cas sont revenus au-dessus de 20 000 par jour et les hospitalisations ont également augmenté. Les états à faible taux de vaccination sont plus durement touchés. En Europe, de nouveaux cas augmentent désormais dans de nombreux pays. Le Royaume-Uni a signalé des jours avec plus de 40 000 nouveaux cas par jour. Les contaminations augmentent également dans les pays nordiques. Cela dit, beaucoup de personnes (en particulier vulnérables et âgées) sont désormais vaccinées dans les pays développés. Les responsables américains affirment que pratiquement toutes les hospitalisations et les décès concernent des personnes non vaccinées. Le virus reprend également en Russie, en Afrique du Sud, au Japon et en Corée du Sud. Ce retour des craintes sanitaires a pesé sur le moral des investisseurs qui ont profité de cette semaine pour prendre une partie de leurs bénéfices. Même de bons chiffres macroéconomiques sur le rebond inattendu des chiffres de vente au détail aux US et la baisse du rendement du Trésor américain à 10 ans (à 1.29% en fin de semaine) n’ont pu enrayer le mouvement vendeur. Le secteur technologique a été particulièrement impacté.

Les marchés boursiers ont clôturé en baisse la semaine dernière, l’indice MSCI World a reculé de -0,46% en euro.

Perspectives macroéconomiques

juillet 2021

Maintenant que la vaccination se poursuit – surtout en Europe – à un rythme soutenu, nous regardons toujours l’avenir économique avec confiance. Les marchés d’actions européens et américains continuent d’afficher d’excellentes performances et il semble de plus en plus probable, qu’après une reprise courte et temporaire, nous n’assisterons pas à une hausse structurellement forte de l’inflation dans les années à venir. Notre conseil reste donc toujours positif vis-à-vis des marchés actions.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

9 juillet 2021

La propagation continue du variant delta a pesé sur le sentiment de risque la semaine dernière.

La propagation du variant delta a fortement alimenté la crainte d’un risque possible de ralentissement de la croissance en raison de nouvelles mesures de restriction. Néanmoins, un nombre croissant d’études montre que les vaccins ont une efficacité extrêmement élevée contre les formes graves de la maladie. Cela implique que l’augmentation des cas delta devrait être gérable dans la plupart des économies avancées en raison de la couverture vaccinale relativement bonne. Cependant, la situation reste plus difficile dans les économies en développement, où de nouvelles restrictions pour endiguer la propagation pourraient peser sur l’activité économique. Les rendements du Trésor américain à 10 ans ont baissé au cours de la semaine avant de rebondir vendredi et de se stabiliser autour de 1,35%. Le pétrole Brent est resté stable à 75,5 USD le baril. Dans ce contexte d’incertitude, les marchés actions ont très largement nerveux, enregistrant de gros reculs avant de se reprendre en fin de semaine. Les opérateurs de marché étaient partagés entre la crainte du variant delta, des chiffres macros décevants (chômage US) et des minutes de la Fed qui laissent entendre que la banque centrale estime que l’économie ne s’est pas pleinement rétablie de la crise sanitaire et que les mesures accommodantes pourraient se poursuivre. En Europe, la BCE a communiqué les résultats de sa revue de stratégie et il en ressort que la banque tend graduellement vers une politique plus accommodante. Le programme de rachat d’actifs (PEPP) sera étendu au 3e trimestre et d’autres mesures pourraient être prises dès que le PEPP sera arrivé à son terme.

Les marchés boursiers ont clôturé en très légère hausse la semaine dernière, l’indice MSCI World a progressé de 0,07% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

2 juillet 2021

Le sentiment de risque était généralement positif cette semaine, alors que les craintes inflationnistes continuent de s’estomper et que la propagation du variant delta du Covid-19 accroit les inquiétudes sur de nouvelles mesures de confinement.

La reflation a continué à perdre de la vitesse, les valeurs technologiques ont mené les gains des actions et le dollar américain s’est apprécié. Les premiers signes d’un pic dans le cycle manufacturier mondial commencent à apparaître. Les PMI manufacturiers chinois n’ont pas répondu aux attentes, les nouvelles commandes à l’exportation étant en baisse, signalant une baisse de la demande étrangère. Les principaux indices actions européens ont stagné en début de semaine dernière. Les actions cycliques ont subi les craintes que la pandémie ne vienne gâcher la saison estivale. Les marchés actions ont néanmoins rebondi en fin de semaine, portés par des chiffres de l’emploi américains meilleurs qu’attendus. L’inflation flash de juin de la zone euro a montré une baisse de l’IPCH global (1,92 % ; mai 1,98 %), tirée à la fois par une contribution plus faible des prix de l’énergie et par une plus faible inflation sous-jacente (0,91 % ; mai 0,95%). La baisse de l’IPCH de base semble être liée à une baisse des voyages organisés en Allemagne. Nous nous attendons toujours à ce que l’inflation de la zone euro reste modérée. Sur le plan sanitaire, le variant delta semble s’étendre de plus en plus dans le monde et fait craindre l’arrivée d’une nouvelle vague de contaminations dès la fin de l’été.

Les marchés boursiers ont clôturé en hausse la semaine dernière, l’indice MSCI World a grimpé de 1,65% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

25 juin 2021

Le sentiment de marché est resté volatil cette semaine avec de nouvelles baisses des rendements américains malgré la position plus agressive de la Fed la semaine dernière.

Sur le front des taux, les commentaires des membres de la Fed ont confirmé qu’un débat sur le programme de rachat d’actifs est en vue, mais aussi que des changements dans les taux directeurs ne sont pas à l’ordre du jour. La Banque d’Angleterre a maintenu son taux directeur et son rythme d’achat d’obligations inchangés. En zone euro, les discussions sur la revue stratégique de la BCE s’accélèrent également. La publication des PMI de juin montre que la reprise de la zone euro s’est accélérée à la fin du deuxième trimestre L’activité des entreprises progresse à un rythme le plus rapide sur 15 ans grâce notamment à un fort rebond du secteur des services. Aux États-Unis, les PMI des services ont néanmoins chuté mais nous ne considérons pas cela comme une source immédiate d’inquiétude. Nous pensons que l’activité manufacturière européenne devrait continuer à progresser au 2e semestre 2021, contrairement à la Chine et aux États-Unis où un certain ralentissement a commencé à s’opérer. Sur le front sanitaire, la situation continue de s’améliorer dans l’UE. La plupart des pays assouplissent davantage les restrictions. L’inquiétude subsiste toujours sur la propagation mondiale du variant delta qui a provoqué une nouvelle vague au Royaume-Uni. Les vaccins semblent néanmoins toujours efficaces face à ce variant.

Les marchés boursiers ont clôturé en hausse la semaine dernière, l’indice MSCI World a grimpé de 1,60% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

18 juin 2021

La banque centrale américaine a donné le tempo sur les marchés financiers.

L’événement le plus important cette semaine était sans conteste les déclarations de la banque centrale américaine. La Fed s’est montrée plus agressive qu’anticipé et envoie un signal d’une première étape vers la normalisation de sa politique monétaire (ralentissement de son programme d’achat d’actifs). La Fed signale que de possibles hausses de taux sont à prévoir pour la fin 2023. Néanmoins, le sujet de la hausse des taux restera un point d’attention lors des prochaines réunions du FOMC (comité de la banque centrale qui fixe la politique monétaire) et il n’est pas impossible que celles-ci aient lieu plus tôt qu’espéré. De quoi impacter les taux US (hausse des taux Treasuries, spécialement le taux 5 ans) et le dollar (hausse du dollar contre Euro). Du côté de la crise sanitaire, ce sont toujours les variants du Covid qui inquiètent et principalement leur degré de contagiosité (50% plus transmissibles que la souche alpha). Néanmoins, les vaccins semblent montrer une très bonne efficacité face à ces variants. Le gouvernement britannique a néanmoins décidé de postposer la réouverture complète de l’économie de 4 semaines. Notons également des données macroéconomiques en provenance de Chine plus faibles qu’espéré, ce qui laisse à penser que la croissance économique chinoise tend à ralentir.

Les marchés boursiers ont clôturé la semaine dernière sur une note légèrement positive, l’indice MSCI World a grimpé de 0,18% en euro.

Perspectives macroéconomiques

juin 2021

Les campagnes de vaccination battent désormais leur plein en Europe également, et les mesures de relance budgétaire et monétaire se poursuivent sans relâche. La solide relance économique dont nous rêvons semble désormais se concrétiser. En attendant, pour la première fois depuis des années, on parle à nouveau d’une inflation digne de ce nom. Cependant, nous nous attendons à ce qu’il s’agisse d’un phénomène temporaire.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

04 juin 2021

Les économies occidentales continuent de se rapprocher de la sortie de crise du COVID-19.

Dans l’UE, les cas diminuent dans la plupart des pays au fur et à mesure que les restrictions sont levées. Le rythme de vaccination s’est accéléré avec 35% de la population vaccinée. Aux États-Unis, la situation continue de s’améliorer avec des hospitalisations au plus bas niveau depuis la pandémie, bien que le rythme des vaccinations ait diminué. La situation reste plus critique dans certains marchés émergents. Les vaccins semblent également efficaces contre les mutations connues, réduisant ainsi les risques de nouveaux blocages à l’automne. L’économie mondiale continue d’être soutenue par la réouverture des économies et des mesures de relance budgétaire importantes, particulièrement aux États-Unis. Les indicateurs macroéconomiques évoluent également dans le bon sens, les PMIs américains ont atteint de nouveaux records, la confiance des consommateurs de la zone euro a fortement augmenté pour atteindre fin mai son plus haut niveau depuis 2018. Les pressions inflationnistes réapparaissent mais les principales banques centrales se montreront patientes avant de procéder à une diminution de leurs programmes de rachats d’actifs (“tapering”). Les principales bourses mondiales ont donc profité de ce regain d’optimisme pour consolider leur progression.

Les marchés boursiers ont clôturé la semaine dernière sur une nouvelle note positive, l’indice MSCI World a grimpé de 0,78% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

28 mai 2021

La reprise de l’inflation, thème majeur depuis quelques semaines auprès des investisseurs, a marqué une pause la semaine passée.

Les prix des produits de base, du pétrole et de certains métaux ont reculé. Les rendements obligataires tant aux US qu’en zone Euro ont également baissé la semaine dernière. Le taux 10 ans US est repassé en-dessous de la barre des 1,60%. Les anticipations de reprise de l’inflation ont baissé tant en Europe qu’aux US. Des responsables de la Fed et de la BCE continuent de minimiser le risque inflationniste et rappellent que les banques centrales interviendront en cas de forte hausse de l’inflation. De quoi soutenir les principaux indices boursiers qui sont restés proches de leurs sommets tout au long de la semaine. De bonnes statistiques économiques sur l’emploi aux US ont permis aux marchés d’encore progresser en fin de semaine. Sur le front sanitaire, les nouvelles restent toujours encourageantes, les vaccins semblent efficaces pour contrer les variants du Covid et le nombre de personnes ayant reçu une première dose ne cesse de progresser. La perspective d’une grande réouverture de l’économie en juin a également soutenu le mouvement acheteur de la semaine dernière.

Les marchés boursiers ont clôturé la semaine dernière sur une note positive, l’indice MSCI World a grimpé de 1,33% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

21 mai 2021

La reprise de l’inflation a encore été au centre des préoccupations des investisseurs la semaine passée.

Les bonnes nouvelles sur le front sanitaire (accélération du rythme des vaccinations, efficacité des vaccins face aux différents variants indiens,…) n’ont pu tempérer les craintes des investisseurs quant au retour en force de l’inflation. Les bourses mondiales ont régressé en début de semaine. Les valeurs de croissance ont à nouveau été la cible de la tendance vendeuse. Même si les pressions inflationnistes sont de plus en plus évidentes, certains hauts responsables de la Fed continuent de penser qu’elles vont demeurer transitoires et qu’elles vont s’estomper au fur-et-à-mesure que l’économie revient à la normale. De bons indicateurs macroéconomiques et un tassement des taux longs ont permis aux bourses de rebondir en fin de semaine. Les valeurs technos étaient particulièrement recherchées. Notons également, la très forte volatilité sur les cryptomonnaies suite à la volte-face d’Elon Musk et aux annonces de la Chine d’interdire l’usage des cryptos.

Finalement, les marchés boursiers ont clôturé la semaine dernière sur un quasi statu quo. Toutes les pertes du début de semaine ayant été pratiquement récupérées, l’indice MSCI World clôture la semaine sur un léger recul de 0,26% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

14 mai 2021

La semaine a été marquée par de nombreuses prises de bénéfice sur fond de crainte de hausse de l’inflation.

Alors que le rythme des vaccinations s’accélère et que les chiffres des contaminations s’améliorent, la crainte d’un retour en force de l’inflation a focalisé l’attention des investisseurs. Après plusieurs semaines de hausse, les bourses mondiales ont débuté la semaine fortement dans le rouge. Les valeurs de croissance en général et technologiques en particulier, très sensibles à une hausse de l’inflation et une possible hausse consécutive des taux, ont à nouveau été les plus affectées par le mouvement vendeur. La publication mercredi d’une inflation plus forte que prévu a amplifié la tendance baissière des marchés actions et a relancé les interrogations sur une possible normalisation plus tôt que prévu de la politique monétaire ultra accommodante de la Fed, qui soutient l’économie américaine depuis le début de la pandémie grâce à des taux directeurs bas et un vaste programme de rachat d’actifs.
En fin de semaine, les bonnes nouvelles sur le front sanitaire, suscitant l’espoir d’une reprise économique plus rapide qu’espéré, ont permis aux bourses de rebondir.

Néanmoins, les marchés boursiers ont clôturé la semaine dernière sur une note négative. L’indice MSCI World a cédé 1,25% en euro.

Perspectives macroéconomiques

mai 2021

Maintenant qu’une grande partie de la population américaine a déjà reçu sa première dose de vaccin et que la campagne de vaccination en Europe atteint progressivement sa vitesse de croisière, l’espoir mondial grandit pour une reprise économique solide et accélérée. Les bénéfices des entreprises remarquablement élevés aux États-Unis et (dans une moindre mesure) également en Europe continuent de faire grimper les marchés boursiers à l’échelle mondiale.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

07 mai 2021

La situation du Covid-19 a continué de s’améliorer dans l’UE et aux États-Unis, à mesure que le temps se réchauffe et la plupart des groupes à risque ont maintenant reçu la première dose de vaccin. La situation en Inde reste préoccupante, avec un nombre élevé d’infections.

Il y a eu relativement peu de mouvement sur les marchés financiers ces dernières semaines. La semaine dernière a débuté sur une note négative, après quoi les marchés boursiers se sont redressés et ont pu clôturer la semaine stables. La semaine a débuté dans le rouge malgré des publications de résultats d’entreprise bien supérieurs aux attentes et des indicateurs macroéconomiques toujours favorables aux actifs risqués. Les investisseurs, tant en Europe qu’aux US, ont décidé de prendre leurs bénéfices après une semaine marquée par de nouveaux records historiques. Les actions du secteur technologique ont été particulièrement délaissées au profit des actions de valeur, la menace d’une reprise de l’inflation préoccupant encore de nombreux investisseurs. Fin de semaine, les investisseurs sont repartis à l’achat, malgré une publication plutôt décevante de chiffres sur l’emploi US (création d’emplois plus faible qu’attendu), préférant toujours se concentrer sur les bonnes publications de résultats d’entreprise.

Au final, les marchés boursiers ont terminé relativement stables la semaine dernière, l’indice MSCI World a légèrement progressé de 0,36% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

30 avril 2021

La semaine dernière a encore été très calme sur les marchés financiers.

Les grands indices européens et américains ont débuté la semaine sans direction dans l’attente des publications de résultats d’entreprises et des décisions de la Fed. Les valeurs technologiques ont par contre été portées par des résultats meilleurs que prévus des grands acteurs du secteur. La Fed est néanmoins restée au cœur des attentions des investisseurs. Même si aucun changement du taux directeur de la Fed ni aucune modification de son programme de rachat d’actifs n’ont été annoncées, les investisseurs restent hésitants et craignent un resserrement monétaire à moyen terme. La publication de résultats trimestriels très positifs et de bonnes données macro-économiques confirmant une solide reprise aux États-Unis et en Europe a porté les marchés à de nouveaux sommets historiques avant de reculer quelque peu en fin de semaine. La semaine a également été mouvementée pour l’or noir, qui après avoir testé des plus hauts sur deux mois, suite à la réunion de l’OPEP+ et de bons chiffres de la croissance US, a progressé de près de 5% en début de semaine, pour baisser un peu plus tard.

Les marchés boursiers ont terminé relativement stables la semaine dernière, l’indice MSCI World a à peine bougé et a terminé la semaine avec une légère perte de -0,1% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

23 avril 2021

Après plusieurs semaines de hausse, les marchés financiers ont pris une pause la semaine dernière.

En Europe et aux États-Unis après les récents records enregistrés, les investisseurs ont pris leurs gains en début de semaine, en attendant la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne. Le sentiment qu’il faudra plus de temps que prévu pour se débarrasser de la crise sanitaire a également encouragé le mouvement vendeur. Même les bons résultats commerciaux ont été ignorés pendant un certain temps. Ces résultats ont été bons jusqu’à présent, mais moins surprenants qu’au 4ème trimestre et les nouvelles positives se reflétaient déjà largement dans les prix. La fin de semaine a été marquée en Europe par la réunion de la BCE. Aucune annonce n’ayant été faite, les marchés sont restés calmes. Christine Lagarde a rappelé que la BCE s’attend à une reprise au deuxième trimestre de la zone euro, que l’inflation devrait augmenter et qu’il est prématuré de parler de resserrement monétaire (“tapering”) dès maintenant. Aux US, les craintes que l’administration Biden double l’impôt sur les gains financiers a entrainé les marchés dans le rouge. Vendredi a été marqué par une reprise à la suite d’indicateurs macroéconomiques accréditant le scénario d’une accélération de l’activité aux US. Les valeurs de la tech ont été très recherchées avant la publication de leurs résultats trimestriels.

Les marchés boursiers ont terminé dans le rouge la semaine dernière. L’indice MSCI World a reculé de -1,04% en euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

16 avril 2021

Après avoir débuté la semaine dans le rouge, les marchés ont à nouveau inscrit de nouveaux records, principalement aux US.

Les marchés ont été marqués en début de semaine par des prises de bénéfice et par l’attente des premiers résultats trimestriels des entreprises américaines. La publication des données de l’inflation, en hausse de 0.6% sur un mois, n’a eu que peu d’impact sur les marchés. Une étude de Bank of America Merrill Lynch montre que l’optimisme persiste auprès des gestionnaires d’actifs. Le secteur financier a été pénalisé par des craintes de défauts de remboursement d’emprunts liés à la crise du coronavirus. Fin de semaine, le reflux des rendements obligataires (recul des bons du Trésor américain sous le seuil de 1.6%) et des chiffres de vente au détail meilleurs qu’attendus ont alimenté une rotation vers les grandes valeurs technologiques et plus largement vers les valeurs de croissance. La hausse de la confiance des consommateurs américains a alimenté le courant acheteur et permis aux principaux indices boursiers de clôturer une semaine boursière positive.

Les marchés boursiers ont été positifs la semaine dernière. L’indice MSCI World a progressé de +0,8% en Euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

09 avril 2021

Les marchés actions ont encore progressé durant la semaine écoulée, le Stoxx 600, le S&P 500 et le MSCI World inscrivant même de nouveaux plus hauts historiques.

De bons indicateurs ont soutenu les marchés en début de semaine. Notons les bons chiffres sur l’emploi américain (création d’emplois au plus haut sur sept mois et recul du chômage plus soutenu qu’attendu). Les indices PMI (compilés à partir d’enquêtes auprès des directeurs d’achat) sont également à des niveaux record. Ajoutons également la révision par le FMI de ses prévisions de croissance mondiale pour 2021. Celui-ci table désormais sur un rebond de 6% de l’économie mondiale pour l’année en cours (prévision la plus élevée depuis 1980). Et notons finalement le retour du VIX (encore surnommé “indice de la peur”) pour la première fois depuis la crise du Covid en-dessous d’un niveau de 20.

La BCE a de son côté annoncé que si la pandémie va freiner la croissance à court terme en zone Euro, les risques à plus long terme diminuent et la croissance devrait s’accélérer une fois les mesures de confinement levées. La tension sur les taux US en fin de semaine a légèrement pénalisé les actions du secteur technologique et plus largement les actions de croissance.

Les marchés boursiers ont été positifs la semaine dernière. L’indice MSCI World a progressé de +1,2% en Euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

02 avril 2021

Les marchés ont conforté leur progression durant une semaine boursière écourtée par le week-end pascal.

Bien que la reprise de l’inflation ait encore été un thème marquant durant la semaine, les investisseurs se sont surtout concentrés sur les bonnes nouvelles venant de la montée en puissance de la vaccination et surtout de l’annonce par l’administration Biden d’un plan d’investissements massifs dans les infrastructures et de son possible effet d’entraînement sur l’ensemble de l’économie. Une relance de l’économie américaine est toujours une bonne nouvelle pour l’économie mondiale.

La remontée des taux obligataires US en début de semaine a pénalisé le secteur de la Tech avant de redescendre légèrement en fin de semaine, favorisant dès lors la remontée du secteur. La pénurie de puces électroniques continue de stimuler les valeurs du secteur.

Des bonnes nouvelles venues de certains indicateurs macroéconomiques ont également soutenu la progression hebdomadaire : l’indice ISM manufacturier US a terminé au plus haut depuis 37 ans, l’indice de confiance de la zone euro retrouve son niveau d’avant crise, la confiance des consommateurs US s’améliore encore en mars.

Pointons également l’accord de l’OPEP+ sur un relèvement progressif de la production de pétrole. Cela devrait éviter à l’or noir, dont le rebond est fragilisé par la troisième vague de la pandémie, de plonger brutalement.

Les marchés boursiers ont été finalement positifs la semaine dernière. L’indice MSCI World a progressé de +1,2% en Euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

29 mars 2021

Les marchés ont soufflé le chaud et le froid. La semaine a débuté sur une baisse liée aux risques de l’évolution de la pandémie, de nouvelles mesures de confinement et d’une possible troisième vague de contaminations, avant de se reprendre en milieu de semaine.

Les valeurs technologiques ont été attaquées en début de semaine sur des signes de hausse des taux et d’une résurgence de l’inflation. Le président de la banque centrale américaine a néanmoins minimisé le risque d’inflation à long terme et réitéré son intention de n’augmenter les taux que lorsque l’économie se sera presque complètement rétablie. Janet Yellen, secrétaire au trésor américaine, a quant à elle fait savoir que l’administration Biden était favorable à une hausse des impôts sur les sociétés. Les rendements des bons du Trésor américain à 10 ans se sont détendus, repassant en-dessous de 1,7%.

Même si les chiffres de la pandémie restent inquiétants, certains indicateurs macroéconomiques sont encourageants. La publication mercredi des indices PMI (indice des directeurs d’achat) ont permis aux marchés de repartir de l’avant. Les valeurs technologiques ont également bien rebondi en deuxième partie de semaine, soutenues par l’annonce du géant Intel d’augmenter sa production de puces électroniques.

Les marchés boursiers ont été finalement positifs la semaine dernière. L’indice MSCI World a progressé de +1,7% en Euro.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

22 mars 2021

La banque centrale américaine a réitéré, après sa réunion de la semaine dernière qu’elle poursuivrait sa politique accommodante pendant encore un certain temps. Comme prévu, les taux d’intérêt à court terme sont maintenus à 0% et le rythme actuel des achats d’actifs à 120 milliards de dollars par mois est également maintenu.

Les prévisions pour l’économie américaine ont été fortement révisées à la hausse. Pour 2021, la réserve fédérale s’attend désormais à un taux de croissance du PIB de 6,5% (ajusté par rapport à 4,2% attendu fin décembre). Les anticipations d’inflation ont également été revues à la hausse; la banque centrale américaine s’attend à atteindre 2,4% cette année.

Les perspectives de croissance forte et d’inflation plus élevée signifient que les investisseurs s’attendent désormais aux premières hausses de taux d’intérêt à court terme au début de 2023. Les taux d’intérêt à long terme ont encore baissé la semaine dernière, les rendements des bons du Trésor américain à 10 ans dépassant 1,7%.

Les marchés boursiers ont été globalement positifs la semaine dernière. L’indice MSCI World a progressé de +1,8% en Euro.

Perspectives macroéconomiques

mars 2021

Au cours des dernières semaines, les marchés ont été captivés par la hausse soudaine des taux d’intérêt et une étonnante rotation sectorielle. Les rendements américains à 10 ans ont dépassé 1,6 %, tandis que les valeurs technologiques ont baissé et que les valeurs cycliques se sont redressées. L’amélioration des perspectives de croissance et la crainte croissante de l’inflation sont à l’origine de ce renversement de tendance.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

15 mars 2021

La situation du Covid-19 européen reste complexe. Le Danemark et la Norvège ont temporairement suspendu le vaccin d’AstraZeneca en raison de cas de caillots sanguins chez des personnes récemment vaccinées. Le vaccin de Johnson & Johnson a été approuvé par l’EMA cette semaine, mais J&J a également signalé d’éventuels problèmes d’approvisionnement dans l’UE. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, les taux d’infection ont commencé à diminuer légèrement.

Aux États-Unis, le plan de relance budgétaire de 1.900 milliards de dollars a été approuvé la semaine dernière. Les économistes revoient fortement à la hausse leurs prévisions de croissance pour l’économie américaine. Il y a quelques jours, le FMI a indiqué que cette enveloppe augmenterait probablement le PIB de l’économie américaine de quelque 5 à 6 % au cours des trois prochaines années.

La banque centrale américaine communiquera à nouveau ce mercredi. Dans l’ensemble, il semble qu’aucun changement de politique ne sera annoncé. Les investisseurs s’attendent à ce que la Fed réitère qu’elle ne relèvera pas les taux d’intérêt à court terme avant 2023. Pendant ce temps, les taux à long terme continuent de grimper, les taux à 10 ans aux États-Unis ayant déjà augmenté de 1,6 % à la fin de la semaine dernière.

Les actions mondiales ont progressé la semaine dernière. L’indice MSCI World a gagné +2,7%.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

8 mars 2021

La COVID-19 continue de poser des problèmes importants et le nombre de cas augmentent dans de nombreux pays européens, notamment en Europe de l’Est.

Cependant, les vaccins semblent être efficaces, y compris contre les différentes mutations. En attendant, les campagnes de vaccination battent leur plein. La Chine a pour objectif de vacciner 40 % de sa population d’ici à la fin du mois de juillet. Les États-Unis disposeraient de stocks suffisants pour vacciner tous les américains d’ici la fin mai. L’Europe est à la traîne et le régulateur approuvera très probablement le vaccin de Johnson & Johnson jeudi. La perspective de la réouverture de l’économie vers l’été a fait remonter les taux d’intérêt américains à un niveau de 1,5 % la semaine dernière. Les taux d’intérêt réels et les attentes en matière d’inflation ont augmenté. Jeudi, le président de la Réserve fédérale Jerome Powell a rappelé que la banque centrale surveille les conditions financières, mais que l’économie est loin d’être complètement remise de la pandémie de la Covid-19 et que la Fed continuera donc à soutenir l’économie pendant un certain temps. Contrairement à la fin du mois de février, les marchés boursiers mondiaux ont cette fois-ci résisté à la hausse des taux d’intérêt. L’indice MSCI World a gagné +2,0% (en euros). Les valeurs technologiques et de croissance ont clôturé la semaine sur une note négative.

Par exemple, le Nasdaq, l’indice technologique américain, a perdu 2,1 % (en dollars) la semaine dernière.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

1 mars 2021

L’amélioration des chiffres COVID s’est arrêtée la semaine dernière en Europe et le nombre de cas a même augmenté à nouveau dans de nombreux pays européens. À long terme, cependant, il y a de bonnes nouvelles : les vaccins existants semblent être suffisamment efficaces contre les variantes sud-africaine, brésilienne et des États-Unis, le vaccin de Johnson & Johnson a également été approuvé ce week-end aux Etats-Unis. Le superviseur de l’UE devrait également l’approuver ce vaccin le 11 mars, ce qui semble vraiment nécessaire en Europe étant donné le retard important dans les vaccinations par rapport aux États-Unis et au Royaume-Uni.

Il semble donc de plus en plus probable que nous constaterons une réelle amélioration au niveau mondial à partir d’avril, lorsque le temps se réchauffera et que le déploiement des vaccins aura protégé les plus vulnérables. En outre, il existe également un consensus sur le fait qu’après un assouplissement au printemps et en été, il est peu probable que de nouvelles restrictions de confinement doivent suivre à l’automne.

Le monde se prépare à la “grande réouverture progressive” et les taux d’intérêt à long terme ont fortement augmenté aux États-Unis et en Europe la semaine dernière. Jeudi, la hausse des taux d’intérêt (réels) a fait des ravages sur les marchés des actions (les sociétés de croissance étant les plus touchées). Wall Street a été vendu et la vague s’est également étendue aux actions européennes et asiatiques (la Chine en particulier ayant souffert). Dans ses remarques sur l’état de l’économie et les perspectives politiques, le président de la Fed, M. Powell, a réitéré que la banque centrale américaine restera patiente et n’inversera pas prématurément sa politique monétaire accommodante.

L’indice MSCi World All Country est toujours positif cette année mais a perdu -3,4% la semaine dernière.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

22 février 2021

Le nombre de nouveaux cas COVID-19 continue de diminuer aux États-Unis et en Europe. Alors que la pression s’accroît pour assouplir les mesures de confinement, on s’attend généralement à ce que la plupart des restrictions restent en place pendant que les campagnes de vaccination battent leur plein. Des chiffres récents du Royaume-Uni et d’Israël ont réaffirmé que les vaccins fonctionnent largement comme ils le devraient.

Les plus grands mouvements de la semaine dernière ont été observés sur les marchés obligataires, où les taux d’intérêt à long terme ont de nouveau augmenté. Le rendement des obligations d’État allemandes à 10 ans est passé de -0,45 % à -0,33 %. Aux États-Unis, le rendement à 10 ans a même dépassé 1,30 %. La hausse des attentes en matière d’inflation, l’optimisme économique croissant et l’espoir que la pandémie sera bientôt derrière nous, sont à la base de cette hausse. En même temps, les spéculations abondent quant au moment où la Réserve fédérale américaine pourrait commencer à réduire son programme d’achat et éventuellement augmenter les taux d’intérêt à court terme. Les minutes de la dernière réunion de la Fed confirment le fait qu’elle sera très progressive dans la réduction des mesures d’accommodement.

La hausse des taux d’intérêt a entraîné une certaine détérioration des marchés mondiaux des actions et des obligations. L’indice des actions MSCi World All Countries a perdu -0,4% la semaine dernière, l’indice obligataire Bloomberg Barclays Global Aggregate a même perdu -0,7% (version Euro Hedged). Les entreprises énergétiques ont connu une bonne semaine, car les prix du pétrole ont encore augmenté et ont même brièvement dépassé les 65 dollars le baril, le plus haut niveau depuis le début de 2020.

Perspectives macroéconomiques

février 2021

Le mois de janvier a connu quelques mouvements de cours, mais le sous-jacent n’a pratiquement rien changé d’un mois à l’autre. De nouveaux records ont été établis et, dans le même temps, la peur de l’inflation augmentait progressivement.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

8 février 2021

Les marchés boursiers ont connu un début d’année prometteur et les records sont ici et là, à nouveau tombés. Le sentiment s’est retourné vers la fin janvier et la plupart des marchés boursiers ont terminé le mois légèrement négatifs. L’indice MSCi World a perdu un petit -0,3%. Ce revirement ne semble pas provoqué par de moins bonnes perspectives fondamentales, mais plutôt par un recul logique après la bonne performance des derniers mois. La bourse chinoise a connu un début d’année spectaculaire et l’indice MSCi China a progressé d’un bon + 8,1% en janvier.

Il est largement prévu que des confinements et d’importantes restrictions subsisteront dans les mois à venir, mais que les vaccins COVID devraient favoriser un assouplissement de ces mesures au deuxième trimestre et qu’aucun nouveau confinement ne devra être introduit d’ici l’automne. Cela devrait mener à une forte reprise; les économies revenant à leur pleine capacité d’ici 2022. Le plus grand risque demeure que de nouvelles mutations virales ou d’autres revers médicaux sapent complètement ces perspectives favorables. L’indice VIX, le fameux «baromètre de la peur» qui est un indicateur d’incertitude et de risque sur les marchés boursiers, reste d’un point de vue historique exceptionnellement élevé malgré la vigueur des marchés boursiers.

Aux États-Unis, la nouvelle administration Biden a proposé un plan de relance supplémentaire de 1.900 milliards de dollars. Ce montant sera probablement significativement réduit lors des négociations politiques, mais maintenant que les démocrates contrôlent les deux chambres du Congrès, une importante relance budgétaire est toujours attendue. Le taux d’intérêt à long terme aux États-Unis est passé de 0,9% à 1,1% en janvier, en partie parce que les premières rumeurs ont surgi, selon lesquelles la banque centrale pourrait réduire ses achats d’obligations plus tard dans l’année ou au début de l’année prochaine.

Mise à jour macroéconomique hebdomadaire

1 février 2021

Le développement de la COVID-19 continue à être un défi. La plupart des pays européens et les États-Unis constatent des améliorations, mais aussi des signes que l’assouplissement des mesures de confinement entraîne assez rapidement une recrudescence des nouvelles infections et des admissions à l’hôpital. La situation difficile liée au virus nuit à la dynamique macro-économique tant aux États-Unis qu’en Europe, mais l’Europe semble être la plus touchée. Sur une note positive, Moderna a annoncé cette semaine que son vaccin est également efficace contre les nouvelles variantes en provenance du Royaume-Uni et de l’Afrique du Sud.

Cette semaine, le FMI a révisé à la hausse les perspectives de l’économie américaine pour atteindre une croissance de 5,1 % en 2021. Le FMI tient compte d’une réouverture de l’économie au second semestre et du plan de relance budgétaire qui a été approuvé par le Congrès américain avant Noël. Toutefois, le FMI n’a pas encore pris en compte les nouvelles propositions fiscales de l’administration Biden, qui pourrait encore relever les prévisions de croissance. Les perspectives pour la zone euro ont été revues à la baisse, tandis que les prévisions pour la Chine ont été maintenues à 8,1 % de croissance en 2021.

Malgré les perspectives plus favorables pour l’économie américaine en 2021, la banque centrale a réaffirmé lors de sa réunion de la semaine dernière que les mesures de relance resteront en place. Le président de la Fed, M. Powell, a déclaré que toute discussion sur une stratégie de sortie est prématurée. Il semble donc probable que les programmes d’achat massif d’obligations se poursuivront jusqu’au début de 2022.

Les marchés mondiaux des actions ont fortement chuté en milieu de semaine. Nous ne pensons pas que cela soit lié aux nouvelles macroéconomiques ou à la réunion de la Fed, mais plutôt à une correction technique après la forte reprise de ces derniers mois.

Perspectives macroéconomiques

janvier 2021

Les marchés financiers continuent à bien se comporter, les investisseurs comptant sur une normalisation de l’économie une fois que les campagnes de vaccination à grande échelle auront atteint leur vitesse de croisière. De plus, on s’attend à ce que les taux d’intérêts restent bas pendant une longue période, ce qui poussera de nombreux investisseurs à se tourner vers des placements plus risqués en actions et en crédit.

Perspectives macroéconomiques

décembre 2020

Les marchés ont réagi avec euphorie à l’annonce des vaccins efficaces et les bourses du monde entier ont explosé, établissant de nouveaux records sur plusieurs indices américains. En outre, les élections présidentielles américaines vont trouver leur épilogue.

Perspectives macroéconomiques

novembre 2020

Depuis la semaine dernière, plusieurs incertitudes se sont dissipées pour le marché boursier. L’indice VIX, souvent appelé l’indicateur de la peur, a même chuté d’un niveau de 40 à la petite vingtaine depuis la fin du mois d’octobre. Plusieurs indices boursiers, comme l’américain S&P 500, ont établi de nouveaux records. Les bourses européennes ont également connu une progression significative ces dernières semaines, mais aucun nouveau record n’a encore été établi.

Perspectives macroéconomiques

octobre 2020

En septembre, la nervosité du marché s’est accrue, entraînant une plus grande volatilité des prix. Les valeurs technologiques en particulier, mais aussi les actions financières et le secteur de l’énergie étaient (à nouveau) à la vente.

Perspectives macroéconomiques

septembre 2020

En août, nous avons vu les marchés continuer à monter, en particulier aux États-Unis, et même l’indice S&P 500 a établi un nouveau record. Cependant, début septembre, les marchés et plus particulièrement les valeurs technologiques, qui étaient difficiles à suivre en août, ont connu une belle correction.

Perspectives macroéconomiques

août 2020

Les marchés financiers ont été calmes au cours du mois dernier. Les bourses continuent à bien performer tandis que la détente se poursuit sur les marchés obligataires. L’espoir de mesures de soutien supplémentaires continue à supporter le marché, tandis que l’économie se redresse, en particulier en Europe.

Perspectives macroéconomiques

juillet 2020

Les marchés boursiers sont toujours en hausse. La stimulation massive des gouvernements et des banques centrales continue à apporter un soutien à l’économie alors que celle-ci sort d’un creux profond et que l’espoir d’un vaccin contre le coronavirus augmente. Le retour de certains foyers de COVID-19, tout en créant de l’incertitude et une volatilité accrue des prix, ne semble pas pouvoir paralyser l’optimisme des marchés.

Perspectives macroéconomiques

juin 2020

Les bourses poursuivent leur marche à grande vitesse. L’indice Nasdaq a même atteint un nouveau record absolu. La relance massive des gouvernements et des banques centrales, combinée avec l’optimisme que l’économie peut sortir de la vallée plus vite que prévu, maintenant que Covid-19 est en perte de force, continue de pousser les acheteurs. On peut cependant faire un certain nombre de remarques.

Perspectives macroéconomiques

mai 2020

Depuis les bas de mars, les marchés boursiers ont commencé un fort mouvement de reprise, principalement grâce à l’intervention massive des banques centrales. La question si les marchés boursiers n’ont pas trop anticipé les données doit être posée, surtout au vu des nombreux challenges. En bref, la prudence est toujours recommandée.

Perspectives macroéconomiques

avril 2020

Les marchés sont calmés pour l’instant. La diffusion du coronavirus semble avoir ralenti et la semaine a commencé avec de forts bénéfices. Cependant, ne sommes-nous pas en train de nous emballer ? La situation reste très incertaine dans plusieurs domaines, tandis que l’impact économique, qui se reflète dans l’énorme augmentation du chômage aux États-Unis, devient progressivement visible.

Perspectives macroéconomiques

31 mars 2020

Ces derniers jours, les marchés ont réussi à récupérer. Les énormes mesures de relance du gouvernement des États-Unis ont permis de stabiliser les marchés, malgré la continuation de l’expansion du coronavirus. La question est de savoir si cela suffira à protéger les nombreuses mauvaises nouvelles sur l’économie et la santé qui nous attendent encore.

Perspectives macroéconomiques

26 mars 2020

Les derniers jours de bourse ont été marqués par d’énormes fluctuations des prix. La semaine dernière, les pertes étaient encore élevées, mais depuis que plusieurs banques centrales, la Fed en tête, et un certain nombre de gouvernements ont fait sortir les gros canons, les acheteurs reprennent lentement le dessus. La question est, bien sûr, de savoir si les récents bénéfices resteront tenables alors que le coronavirus continue de progresser sans ralentissement et que de plus en plus de pays sont en quarantaine. Aux États-Unis en particulier, nous craignons une augmentation, alors que les marchés ne semblent pas prendre cela en compte de manière significative.

Perspectives macroéconomiques

mars 2020

Au début du janvier, tout était encore bon sur la bourse et les records étaient battus. Aujourd’hui, à peine deux mois plus tard, nous sommes dans un marché bear où les journées très volatiles sont devenues la norme. L’incertitude concernant la propagation du coronavirus et l’effondrement du marché pétrolier ont provoqué la panique parmi les investisseurs. En attendant, tout le monde s’accorde à dire que ce virus aura un fort impact économique temporaire. Mais beaucoup se demandent si ce n’est pas une réaction excessive des marchés.

Perspectives macroéconomiques

janvier 2020

Au début de la nouvelle année, les investisseurs semblent n’avoir qu’une seule bonne résolution, celle de poursuivre la chasse aux records sur les marchés boursiers. Même les fortes tensions géopolitiques ne parviennent pas à arrêter la marche. L’optimisme est grand et il y a plusieurs raisons pour cela.

Perspectives macroéconomiques

novembre 2019

Les marchés sont clairement plus optimistes depuis le mois dernier, car un accord commercial entre les États-Unis et la Chine semble être remis sur les rails, la turbulence de Brexit s’est brièvement estompée et les perspectives économiques se sont légèrement améliorées. Wall Street est à la chasse aux records et la plupart des indices en Europe ont atteint les niveaux les plus élevés de ces dernières années. Les taux d’intérêt à long terme ont également augmenté aux États-Unis et même en Europe.

Perspectives macroéconomiques

octobre 2019

Les marchés ont montré deux visages ces dernières semaines. Au début, rien ne semblait empêcher un progrès supplémentaire, principalement du fait que le marché avait espéré un règlement rapide du différend commercial entre les États-Unis et la Chine. La peur de la récession a finalement jeté un froid, effaçant les profits de quelques séances.

Perspectives macroéconomiques

Q4-2019

Tous ceux qui pensaient que les marchés financiers se calmeraient pendant les mois d’été, en ont eu pour leurs frais. Les marchés boursiers et obligataires ont connu d’énormes mouvements de prix. Et parce qu’il s’est passé tant de choses, notre mise à jour trimestrielle arrive un peu plus tôt que d’habitude.

Perspectives macroéconomiques

Q3-2019

Au deuxième trimestre, les marchés ont été influencés par les politiques changeantes des banques centrales, les tweets du président américain Trump, les hauts et les bas du différend commercial entre les Etats-Unis & la Chine et les chiffres  acroéconomiques globalement plus faibles. En fin de compte, la perspective d’une à trois réductions des taux d’intérêt américains et de la reprise des négociations entre la Chine et les ÉtatsUnis a prévalu ce qui a permis aux marchés boursiers  méricains d’établir de nouveaux records. La correction du marché de fin 2018 a donc été complètement oubliée.

Perspectives macroéconomiques

Q2-2019

Le premier trimestre de 2019 a été l’un des meilleurs de la dernière décennie sur les marchés boursiers. Compte tenu de l’énorme incertitude qui règne parmi les investisseurs à la fin de 2018, peu d’entre eux auraient osé espérer une telle reprise. Le redressement de la Réserve Fédérale, la conviction que les échanges commerciaux entre la Chine et les États-Unis vont bon train et la preuve que le gouvernement chinois est prêt à intervenir tant sur le plan budgétaire que sur le plan monétaire si nécessaire, ont permis de renverser la tendance du marché.

Cependant, il est indéniable que la plupart des indicateurs économiques du premier trimestre indiquaient clairement un ralentissement mondial de la croissance, en particulier en Europe. Cela a entraîné une baisse générale des taux d’intérêt et, aux États-Unis, il y a même eu une inversion de la courbe des taux d’intérêt, ce qui a provoqué des craintes temporaires (injustifiées) de récessions. Nous attendons maintenant avec impatience la saison des résultats qui débutera mi-avril.

Perspectives macroéconomiques

Q1-2019

Pour de nombreux investisseurs, 2018 est une année à oublier au plus vite. Presque toutes les catégories d’actifs ont diminué, à l’exception des obligations d’État peu attrayantes, tandis que la volatilité est réapparue après des années d’absence. Surtout au cours du mois de décembre, traditionnellement plutôt calme, les mouvements de prix (et les pertes) ont été très marqués.

L’incertitude s’est nettement accrue en ce début d’année, alors que l’économie mondiale semble tourner à un régime plus bas et que les bouleversements politiques font rage ici et là, tant aux Etats-Unis avec le président Trump en tête qu’en Europe où Brexit se balance sur les marchés comme une épée de Damoclès. L’incertitude incite de nombreux investisseurs à se gratter les cheveux. Après la récente chute sévère, le moment est-il déjà venu pour nous de monter à bord, ou allons-nous avoir encore plus de calamités ?

Début janvier, la reprise était déjà timide et la question est de savoir si elle va se poursuivre. Bien qu’il faille faire preuve de prudence, il y a certainement des occasions à saisir sur les marchés actuels. Nous regardons déjà avec beaucoup d’intérêt vers les pays émergents.

Perspectives macroéconomiques

Q4-2018

Le calme relatif qui a régné cet été sur les marchés financiers est définitivement révolu. La crise politique se ravive en Italie, tandis qu’outre-Atlantique, la hausse du taux de long terme échauffe les esprits. Au début du quatrième trimestre, les principaux indices ont perdu quelques pour cent. Le ton est-il donné pour le reste de l’année, ou s’agit-il seulement d’un énième creux temporaire ? Quoi qu’il en soit, nous gardons certains éléments à l’oeil pour ajuster notre stratégie en cas de besoin dans les semaines et les mois qui viennent.

Perspectives macroéconomiques

Q3-2018

Sur les marchés financiers, la période estivale est en général relativement calme. Cependant, vu les innombrables défis qui sont à venir, les prochains mois risquent fort de ne pas respecter la tradition. La guerre commerciale, en particulier, a donné fin juin des sueurs froides à de nombreux observateurs. Entre-temps, l’UE et les États-Unis ont conclu un accord qui doit atténuer les tensions entre Bruxelles et Washington sur le plan commercial. Entre les États-Unis et la Chine, en revanche, l’escalade n’est pas exclue.

Perspectives macroéconomiques

Q2-2018

L’année a commencé dans un climat de panique, personne ne le niera. Les marchés ont été surpris par de fortes baisses de cours, une hausse des taux de long terme et une volatilité soudainement accrue. Pour la première fois depuis longtemps, les investisseurs ont été confrontés à l’incertitude. Si les nuages se sont dissipés ces dernières semaines, on ne peut en dire autant de la situation géopolitique ni des risques de guerre commerciale. Entre-temps, les investisseurs attendent impatiemment la saison des résultats, et les premiers chiffres incitent à l’optimisme.

Perspectives macroéconomiques

Q1-2018

Nous vous remercions de votre confiance et nous vous présentons nos meilleurs vœux pour l’année 2018! Qu’elle vous apporte le bonheur, la réussite et le succès dans vos projets.

Comment voyons-nous les marchés financiers? C’est ce que nous allons vous expliquer dans ce premier numéro de Shelter Investment Management. Ce bulletin a pour but de mieux vous informer, vous qui investissez dans nos fonds, sur l’évolution des marchés et des places financières.

Via nos solutions d’investissement dans des fonds OPCVM, nous vous donnons accès à divers marchés et classes d’actifs. Nous vous proposons en outre de gérer vos actifs de manière discrétionnaire, via nos différents fonds.